Se référant au rapport de l’IGF, Nicolas Kazadi, instruit la BCC d’annuler le paiement de 16 millions USD relatif à l’organisation du TENAFEP


Le Ministre national des Finances, Nicolas Kazadi, a donné gain de cause à l’Inspection Générale des Finances(IGF) dans l’affaire de paiement des prestataires intervenant dans l’organisation du test national de fin d’études primaires (TENAFEP), qui l’opposait au ministère de l’ESPT. Indique Politico.cd.

En se référant au rapport de l’IGF, Nicolas Kazadi, ministre des Finances a instruit ses services, particulièrement la gouverneure de la Banque Centrale du Congo (BCC) depuis le 2 septembre dernier, d’annuler l’ordre de paiement informatisé de 16 millions USD relative à l’organisation du TENAFEP.
Il a ainsi demandé de retourner à la direction du Trésor et moyen de financement pour l’annulation dans la comptabilité de l’OPI…CDF 31.220.578.950.00 relatif à l’organisation du TENAFEP 2021 au niveau provincial et local dans le cadre gratuité de l’enseignement de base.
« Je vous demande de retourner à la direction générale du trésor et moyens financement pour annulation dans la comptabilité, l’OPI…CDF 31.220.578.950.00 relatif à l’organisation du TENAFEP 2021 au niveau provincial et local dans le cadre gratuité enseignement », a recommandé Nicolas Kazadi.

Il faut signaler que, l’IGF exigeait la totalité des listes des bénéficiaires de la somme de 16 millions USD demandée par le ministère de l’EPST, que dirige Tony Mwaba, au profit des bénéficiaires de la récente édition du TENAFEP, laquelle somme a déjà été disponibilisée par le Trésor public au Guichet de la BCC depuis le 6 août 2021.

Il convient de rappeler qu’un bras de fer s’était engagé entre le ministre de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST), Tony Mwaba et l’inspecteur général de l’IGF, Jules Alingete, autour de modalités de paiement de la prime de prestataires intervenant dans l’organisation du TENAFEP.
L’IGF a fixé 4 mesures afin d’assurer la bonne gestion de l’utilisation de ladite somme devant assurer la paie de 300,000 surveillants, qui auraient supervisé le TENAFEP et ainsi permettre la traçabilité des ces fonds. Il s’agit des mesures ci-après :
-Ne libérer les fonds qu’après présentation des pièces justificatives et sous l’encadrement de l’équipe de l’IGF en mission à soin bureau ;
-Reverser les fonds non justifiés dans les dix jours de leur retrait ;
-Ne payer la collation qu’en faveur des intervenants ayant effectivement travaillé dans l’organisation du TENAFEP et par leurs comptes bancaires respectifs ;
-Libérer les fonds entre les mains des fournisseurs qu’après vérification de leurs dossiers de service rendu, de la régularité de la commande ainsi que des pièces justificatives.
Ces mesures ne sont pas appréciées par le ministre de tutelle, Tony Mwaba, qui estime qu’il n’est pas nécessaire de passer notamment par la banque pour payer ces prestataires.

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