Après plus d’une semaine, la grève des professeurs des Universités et Instituts Supérieurs de l’État n’enregistre aucune avancée


Les professeurs des universités et instituts supérieurs (publics) ont décrété une grève sèche, pour une durée de 21 jours, depuis le 5 janvier dernier, date marquant l’ouverture officielle de la rentrée académique 2021-2022. Ils exigent l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Cette grève a été enclenchée pour une durée de 21 jours et renouvelable après évaluation. Toutefois, ils disent rester ouverts à tout échange avec le gouvernement de nature à apporter des réponses concrètes à leurs revendications. Seulement, plus d’une semaine après, aucune avancée n’a été enregistrée, selon une source.
Malgré l’instruction du chef du gouvernement, le Premier ministre Sama Lukonde Kyenge qui, lors du tout premier conseil des ministres de l’année 2022,  a demandé au ministre de tutelle, Mohindo Nzangi, de poursuivre le dialogue avec les professeurs, ces derniers voient leurs revendications être foulées au pied. C’est ce que pense notamment le prof Rodolphe Iyolo, président de l’Association des Professeurs de l’Université Pédagogique Nationale (APUPN), une des associations des professeurs des universités en RDC.
« Nous avons eu un échange avec le ministre de tutelle Muhindo Nzangi en osons croire qu’il allait transmettre nos doléances à qui de droit ou soit rencontrer le Premier ministre ensemble avec les ministres sectoriels entre autres, le ministre des finances,  celui du Budget,  ou encore de la fonction publique. Curieusement, le lendemain au conseil des ministres, le gouvernement nous renvoie encore chez notre ministre de tutelle, qui n’a pas de solutions pour nous pour le moment.  Est-ce que le problème a été posé au conseil ? Nous n’en savons rien », a dit à ACTUALITE.CD le jeudi dernier, le prof Rodolphe Iyol.

Donnant le feu vert de la rentrée académique 2021- 2022, le ministre de l’ESU, Muhindo Nzangi Butondo avait déclaré être saisi des difficultés  qu’éprouvent les professeurs dans l’exercice de leur métier. Sauf que, disait-il, les moyens ne sont pas suffisants pour répondre à tous les problèmes liés à son secteur. Il les a appelés à la retenue et au dialogue.
Le ministre Muhindo avait même annoncé que le Premier ministre allait rencontrer les professeurs afin que leurs revendications soient rencontrées. Cette rencontre, annoncée en fin de semaine dernière, n’a jamais eu lieu jusqu’à ce jour. De son côté, lors de la 35e réunion du Conseil des ministres, le Premier ministre Sama Lukonde a demandé au ministre Muhindo Nzangi de poursuivre le dialogue avec les grévistes afin de garantir l’apaisement tout au long de cette nouvelle année académique.

Pour rappel, outre les professeurs (corps académique), les chefs de travaux et assistants des universités et instituts supérieurs de l’Etat (corps scientifique) sont aussi en grève depuis le 5 janvier 2022.

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