Bilan 2023: “Félix Tshisekedi va assumer le bilan d’un an au pouvoir. De janvier 2019 à décembre 2020, Félix Tshisekedi n’avait que 35% de l’effectivité du pouvoir contre 65% détenu par Joseph Kabila”( Peter Kazadi)


La défense du bilan 5 ans du régime actuel en 2023, est une question peu abordée dans les formations politiques au sein de l’Union sacrée.

Interrogé à ce sujet dans le magazine Bosolo na Politik lundi 23 mai, le député provincial et cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Peter Kazadi n’a pas mis sa langue en poche.

Ce cadre de l’Union sacrée estime qu’en 2023, le président de la République ne va assumer que le bilan d’un an, soit de janvier 2019 à décembre 2020. Pour ce cadre de l’UDPS n’avais que 35% de l’effectivité du pouvoir contre 65 détenu par Joseph Kabila.

«Félix Tshisekedi va assumer le bilan d’un an au pouvoir. De janvier 2019 à décembre 2020, Félix Tshisekedi n’avait que 35% de l’effectivité du pouvoir contre 65% détenu par Joseph Kabila», a-t-il déclaré.

Rappelons qu’à l’issue des élections générales de 2018, Félix Tshisekedi remporté la majorité présidentielle, tandis que Joseph Kabila, avec le FCC, avait glané la majorité parlementaire. Ces résultats ont obligé Félix Tshisekedi d’aller en coalition avec le FCC, en vertu de l’article 78, alinéa 2 de la constitution.

Après deux ans de coalition, rien n’a semblé marcher. C’est ainsi qu’à la fin de 2020, le président de la République décida de mettre fin à la coalition FCC-CACH, pour ainsi créer l’actuelle Union sacrée, qui a réuni à son sein plusieurs formations politiques entre autres, l’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, le MLC de Jean-Pierre Bemba, plusieurs députés nationaux du FCC, alors traités des « transfuges». Et aujourd’hui que les violons semblent difficile à s’accorder entre certains acteurs politiques au sein de l’Union sacrée, notamment avec Moïse Katumbi dont une bonne partie de membres sont dans le gouvernement, personne ne veut donc assumer le bilan, que l’opposition qualifie de mitigé.

Samyr LUKOMBO