Invasion des M23 au Nord-Kivu : la sénatrice Francine Muyumba exhorte à Félix Tshisekedi de consulter Joseph Kabila «pour l’intérêt suprême de la nation»


Face aux attaques rebelles du groupe du 23 mars devenues monnaie courante ces deux derniers jours contre les FARDC dans les groupements de Kibumba et Buhumba au Nord-Kivu, ne cesse d’inquiéter.

Pour la sénatrice Francine Muyumba qui voit un danger guetter le pays, en appelle à l’unité, mettant de côté les divergences, afin de sauver la nation. Par ailleurs, cette élue des élus exhorte au président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, de prendre son courage de consulter son prédécesseur, c’est-à-dire Joseph Kabila, pour «l’intérêt suprême de la nation».

«Le pays est en danger, nous sommes en guerre avec l’ennemi qui est bien identifié. J’en appelle à l’unité en mettant de côté toutes nos divergences pour sauver la nation. Que le Président de la Rep ait le courage de consulter son prédécesseur pour l’intérêt suprême de la nation», a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

Les rebelles M23 qui ont repris surface depuis un certain moment, ont attaqué les positions de FARDC situées dans les groupements de Kibumba et Buhumba dans le territoire de Rutshuru, à 30 kilomètres de la ville de Goma, mardi 24 et mercredi 25 mai dernier.

Le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, a conduit, sur instruction du chef de l’État, une réunion de crise hier mardi, autour du ministre de la défense, de la communication et autres, élargie de certains officiers de l’armée congolaise et ceux de la police nationale congolaise (PNC).

À l’issue de cette réunion, le ministre de la communication, Patrick Muyaya, a fait savoir que « les soupçons se cristallisent sur un soutien qu’aurait reçu le M23 de la part du Rwanda.

Pendant ce temps, les voix se lèvent de partout, demandant à Félix Tshisekedi à déclarer l’état de guerre contre le Rwanda, en vertu l’article 85 de la constitution.

Néanmoins, on annonce le retour du calme dans ce coin de la République, ce, après l’intervention des forces loyalistes.

Samyr LUKOMBO