Conflits Rwando-Congolais: les bons offices d’Emmanuel Macron à Fatshi et Kagame


D’aucuns pensaient que le président Français avaient escamoté la très sensible question de l’insécurité dans l’Est de la RDC, au cœur du déchirement entre le président RD. Congolais Félix Tshisekedi, et de son homologue Rwandais Paul Kagame.

Emmanuel Macron a, à New York, en marge de la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, réuni mercredi 21 septembre dernier, les deux chefs d’État, afin de leur permettre d’arrondir leurs angles, et faire taire les armes.

Selon la présidence de la République, Les trois Chefs d’État ont marqué leur préoccupation face à la recrudescence des violences dans l’est de la République démocratique du Congo et leur résolution à apporter une réponse régionale et coordonnée à la menace portée par les groupes armés terroristes dans la région.

Ils ont convenu d’agir pour obtenir le plus vite possible le retrait du M23 des localités occupées, conformément aux processus de Luanda.

Les trois chefs d’État ont aussi tablé sur Le retour des déplacés de guerre de ces localités à leur domicile, avec l’appui des Nations Unies et de leurs partenaires de l’Union Africaine, de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de la Conférence sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

«Ils ont également convenu d’intensifier durablement leur coopération pour lutter contre l’impunité et mettre un terme à l’action des groupes armés dans la région des Grands Lacs, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR)», peut-on lire dans ce communiqué.

D’ajouter :

«Ces efforts s’inscriront dans le cadre des initiatives régionales de paix existantes, notamment le processus de Nairobi».

Lors de sa prise de parole de du haut de la tribune de Nations unies, Félix Tshisekedi avait condamné, sans mettre ses gants, la complicité et la responsabilité de l’insécurité dans l’Est de la RDC, sous couvert du mouvement rebelle du M23.