RDC : la DYPRO a déposé une plainte à la CPI contre Kagame pour crimes de guerre, d’agression et crimes contre l’humanité commis à l’Est


Comme annoncé, la Dynamique Progressiste Révolutionnaire (DYPRO) a déposé une plainte contre le président rwandais Paul Kagame pour crises graves commis à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Le Président de ce parti politique qui a fait cette annonce au cours d’un point de presse ce mardi 27 Septembre, indique que la DYPRO a déposé cette plainte auprès du procureur général de la CPI au siège de cette organisation. La DYPRO veut l’ouverture d’une enquête sur les faits en cause et apprécier de l’opportunité de saisir à son tour la chambre préliminaire pour les enquêtes approfondies.

« Les troupes Rwandaises, sous l’instigation de Mr Paul Kagame, ont commis et continuent de commettre de graves crimes internationaux dans la partie Est de la RDC. En vertu de l’article 13 du statut de Rome, la Cour peut être saisie par un État partie, le Conseil de sécurité et le procureur, dès lors que ce dernier a diligenté, conformément à l’article 15 du même statut, une enquête sur les crimes en cause. En l’espèce, DYPRO saisit le procureur aux fins de l’ouverture d’une enquête judiciaire devant déboucher sur la saisine de la Cour contre les auteurs des crimes graves commis à l’Est de la RDC », peut-on lire sur la plainte.

Dans une déclaration politique faite le vendredi 23 Septembre, la Dynamique Progressiste Révolutionnaire avait annoncé vouloir déférer les autorités rwandaises à la CPI pour crimes de guerre, crimes d’agression et crimes contre l’humanité.

Avec le dépôt de cette plainte, les victimes des atrocités de l’Est de la RDC « peuvent enfin hisser un soupir d’espoir que tous les crimes de guerre, crimes de génocide et crimes de l’humanité commis en RDC seront revendiqués aux véritables auteurs. ».

Pour rappel, le pays de Paul Kagame est accusé par les autorités congolaises d’appuyer le mouvement terroriste M23 qui sème la désolation à l’Est du pays. Il occupe actuellement la cité frontalière de Bunagana dans la territoire de Rutshuru.

Du haut de la tribune des nations unies, le Président Félix Tshisekedi avait exigé que le rapport de l’ONU, qui confirme l’agression rwandaise en RDC, soit examiné pour donner de la crédibilité à l’organisation.

JJ Kitenge