Est de la RDC : le M23 n’a que quelques heures pour se retirer des zones qu’il occupent


L’ultimatum accordé au mouvement territoire du M23 pour se retirer des zones qu’il occupent expire ce vendredi 25 Novembre à 18h. S’il refuse de se retirer, la force régionale de la communauté de l’Afrique de l’Est sera appelée à faire usage de force pour le contraindre.

Ces décisions ont été prises lors du dernier mini-sommet qui s’est tenu mercredi à Luanda, la capitale angolaise. Des chefs d’état des pays de la sous région des grands lacs ont répondu présent, c’est notamment Joao Lourenço (Angola, hôte), Félix Tshisekedi (RDC) et Evariste Ndayishimiye (Burundi). L’ex président du Kenya, Uhuru Kenyatta a également pris part alors que Paul Kagame, actuel président du Rwanda s’est fait représenter par son ministre des affaires étrangères.

Malgré le refus de la rébellion de suivre la feuille de route de Luanda, elle sera donc contrainte de faire face à la force régionale de la communauté de l’Afrique de l’Est. Celle-ci est déjà en déploiement à l’Est de la RDC, plusieurs pays dont le Kenya, le Burundi, l’Ouganda, le Sud-Soudan composeront cette force.

« Initialement le Kenya va déployer ses contingents à Goma, et ensuite à Bunagana, Rutshuru et Kiwanja », avaient décidé les participants.

La rébellion du M23 qui a été défaite en 2013 sous Joseph Kabila est réapparue il y a quelques mois. Actuellement, le M23 que Kinshasa qualifie désormais d’un mouvement terroriste occupe plusieurs localités dont Bunagana. Il est soutenu par l’armée rwandaise.

Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, les terroristes du M23 sont localisés à seulement quelques kilomètres (moins de 50 Km) de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.