RDC: à travers les Bons et Obligations du trésor, l’Etat n’a levé qu’environ 118,5 millions USD en 2021


Selon un rapport rendu public par la Banque Centrale du Congo, depuis le mercredi 30 novembre dernier, sur la politique monétaire en 2021, la loi de finances pour l’exercice 2021 a autorisé le Gouvernement à lever 250,0 milliards de CDF sur le marché intérieur au titre d’émission des Bons et Obligations du Trésor. Sur ce montant, l’Etat n’a levé que 237,0 milliards de CDF ( soit environ 118,5 millions USD).

Au niveau du plan de trésorerie prévisionnel, sur un montant annoncé de 725,0 milliards de CDF, les soumissions reçues ont atteint 843,8 milliards CDF contre des soumissions retenues de 708,8 milliards de CDF. Le rejet par le Trésor de 135,1 milliards de CDF s’explique essentiellement par les taux proposés, jugés élevés par rapport à la charge financière de l’Etat.
A la faveur de l’introduction des titres publics indexés au dollar américain, les émissions des Bons du Trésor se sont chiffrées à 708,8 milliards de CDF en 2021  contre 566,8 milliards en 2020. La charge financière au titre d’intérêts précomptés est passée de 15,5 milliards de CDF à 18,8 milliards.
Au cours de la période précitée (2021), le Trésor a remboursé l’intégralité des titres échus d’un import de 452,9 milliards de CDF contre 570,3 milliards en 2020. En conséquence, les émissions nettes se sont chiffrées à 237,0 milliards de CDF contre des émissions nettes négatives de 19,0 milliards réalisées en 2020.
Ainsi, l’encours global, à fin décembre 2021, s’est établi à 380,5 milliards de CDF contre 108,5 milliards en 2020. Compte tenu de l’accroissement de l’encours, il a été recommandé au Gouvernement d’introduire des titres longs pour lisser sa trésorerie et réduire les charges financières mensuelles au regard de contraintes structurelles de faible mobilisation des recettes. De même, les nouvelles émissions, selon les experts de la BCC, devraient être alignées aux mêmes dates des titres arrivant à échéance pour réduire la pression sur la trésorerie de l’Etat.