RDC: la société civile appelle à la levée des sanctions américaines contre Dan Gertler


Après la publication du protocole d’accord relatif au règlement global des litiges et intérêts réciproques entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le groupe Ventora appartenant à l’homme d’affaires Israélien, Dan Gertler, le Groupe d’action pour la protection, le suivi et le contrôle citoyen des ressources naturelles de la RDC appelle à la levée des sanctions américaines contre l’homme d’affaires Dan Gertler, dont l’objectif est de faciliter l’exploitation des actifs récupérés par le Gouvernement congolais, nous rapporte la nouvelle par l’un de nos confrères du média Zoomeco.

Dans une déclaration faite, en possession de la même source, le vendredi 2 décembre dernier, à l’issue de quatre jours des travaux sur les mines et les hydrocarbures, soit du 29 novembre au 2 décembre 2022, à Kinshasa, cette frange de la société civile de la RDC a exprimé une position tranchée : « plus rien ne justifie les sanctions américaines contre Dan Gertler considérant la bonne évolution du dossier Ventora ».

Le Groupe d’action pour la protection, le suivi et le contrôle citoyen des ressources naturelles de la RDC se félicite de publication de l’accord entre le Gouvernement congolais et la société Ventora grâce notamment à ses multiples plaidoyers.

« Dan Gertler a rendu ses actifs grâce notamment aux efforts de la société et aux sanctions américaines ; l’homme ayant visiblement compris qu’il fallait changer la façon de faire, c’est une page qui se tourne. Il y a désormais d’autres cas sur lesquels nous allons nous concentrer, toujours dans l’intérêt du peuple congolais et de la République Démocratique du Congo. Les sanctions ayant rempli ses objectifs, elles pourraient s’avérer contre-productives, d’où nous demandons leur levée pour valoriser l’exploitation des actifs récupérés. », lit-on dans la déclaration finale de ces travaux qui ont duré au moins 4 jours.

Pour ces leaders de la société civile, l’acte posé par le Gouvernement congolais marque en effet un tournant décisif dans la lutte pour la transparence et la redevabilité des gouvernants, surtout dans le secteur minier.

Par ailleurs, la société civile congolaise ne compte plus jamais dormir sur ses lauriers. Elle envisage déjà des actions de grande envergure dans le secteur des Mines et des Hydrocarbures pour rétablir la population congolaise dans ses droits.
Dans la foulée, ce collectif de la société civile a jugé impérieux de se saisir du cas de l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC).
D’après ce groupe d’action, « la société EGC est bloquée par le Gouvernement provincial du Lualaba en mèche avec les lobbies établis à Kinshasa qui ont même créé la société Sud South et ne veulent pas lâcher la mine de Kasulo et celle de Tuilezembe où leurs coopératives exploitent les minerais en violation de la loi ».

Sur la même lancée, ces acteurs de la société civile congolaise alertent sur l’exploitation illégale des mines d’or par des sujets chinois dans les provinces du Haut-Uélé, Sud-Kivu et Maniema avec la complicité de centaines autorités tant civiles que militaires.
Parmi les recommandations de la Semaine des Mines et Hydrocarbures, les membres de ce collectif de la société civile appellent à identifier et sanctionner les autorités politiques et militaires qui bradent ou facilitent le bradage des actifs miniers, gaziers, pétroliers et forestiers, à l’instar des responsables de la COMINIERE actuellement interpellés par la justice.

Il faut signaler que les assises de la Semaine des Mines et Hydrocarbures ont mobilisé plus d’une quarantaine d’organisations de la société civile engagées dans la lutte pour la promotion de la bonne gouvernance des ressources naturelles en République Démocratique du Congo (RDC).