Consultations politiques : L’opposant Moïse Monidella répond à l’appel

Alors que les consultations initiées par le Président Félix Tshisekedi en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale se poursuivent, plusieurs figures de l’opposition font peu à peu leur apparition dans ce processus, suscitant autant de curiosité que de débats au sein de l’opinion publique. Parmi eux, Moïse Monidella, s’est exprimé sur les raisons de sa participation.
Moïse Monidella, qui compte parmi les premiers opposants reçus après l’ex-kabiliste Néné Nkulu, a justifié sa présence en des termes forts : « Le Président de la République a fait un appel pathétique, patriotique et politique parce que la maison commune brûle. Je voulais fixer les esprits que je ne fais pas la politique de procuration. Je fais la politique de conviction. »
Ces propos laissent entendre que, pour lui, la situation du pays est trop grave pour être ignorée par les forces politiques, y compris l’opposition.
Proche et allié de Moïse Katumbi, Monidella au travers son allié Katumbi fait partie de ceux qui avaient initialement rejeté l’idée d’un gouvernement d’union nationale, dénonçant une manœuvre politique du pouvoir en place. Pourtant, sa participation soulève des interrogations sur la position réelle de l’opposition dans ce processus : simple consultation ou début d’un ralliement progressif ?
Le cas de Néné Nkulu, ancienne ministre sous Joseph Kabila, et désormais favorable au dialogue, semble indiquer que l’opposition pourrait ne pas parler d’une seule voix sur cette question.
Alors que d’autres figures de l’opposition sont attendues, la participation de Monidella marque-t-elle un tournant dans la stratégie des opposants face à Tshisekedi ? L’opinion publique reste divisée : pour certains, il s’agit d’une démarche responsable face aux défis du pays, pour d’autres, c’est le signe d’un possible débauchage politique orchestré par le pouvoir.
Quoi qu’il en soit, ces consultations, qui n’avaient initialement reçu qu’un accueil glacial de l’opposition, semblent évoluer vers une dynamique plus nuancée. Reste à voir si elles aboutiront à une véritable union nationale ou à un simple rééquilibrage politique en faveur du régime en place.
Abudu Yawolo