Jeannot Lompempe, l’homme qui représentait le FCC… sans le FCC !

Une véritable onde de choc secoue la sphère politique congolaise depuis la publication des photos de Jeannot Lompempe prenant part aux consultations politiques initiées par l’Union sacrée. Présenté comme un représentant du Front Commun pour le Congo (FCC), cette participation a immédiatement suscité une réaction ferme de la plateforme politique de l’ancien président Joseph Kabila.
Le FCC, par la voix de Marie-Ange Mushobekwa, a exprimé sa stupéfaction face à cette situation. « Le FCC apprend avec stupéfaction qu’un certain Jeannot Lompempe va représenter le FCC aux consultations politiques conduites par l’Union sacrée à travers Monsieur Eberande Kolongele », a-t-elle déclaré.
Le mouvement politique rappelle que Jeannot Lompempe n’a jamais été membre du FCC, ni à travers un parti politique, un regroupement, une association de la société civile, ni même en tant que personnalité indépendante affiliée. Par conséquent, « tout acte posé par lui n’engage aucunement le FCC », insiste la plateforme de Joseph Kabila.
Jeannot Lompempe, autrefois connu comme communicateur du FCC, faisait régulièrement des apparitions dans des débats politiques télévisés pour défendre les positions de la plateforme. Cependant, après un certain temps, le FCC a pris ses distances avec lui, allant jusqu’à publier un communiqué le radiant officiellement et lui interdisant de parler au nom du FCC ou de son autorité morale, lui reprochant notamment de ne pas respecter la ligne éditoriale du mouvement et de ne faire partie d’aucune organisation affiliée au FCC.
Son apparition aux consultations politiques aux côtés de plusieurs jeunes a donc surpris, certains y voyant une tentative de manipulation politique visant à diviser l’ancien regroupement au pouvoir.
Face à cette situation, la jeunesse du FCC a réagi avec fermeté. Yasser Makoba, jeune cadre du FCC et membre de l’ASBL Kabila Forever, a rejeté toute implication des jeunes du mouvement dans ces consultations politiques initiées par le président Tshisekedi.
« La jeunesse du FCC n’est pas concernée par ces consultations initiées par le régime de M. Tshilombo. Elle exhorte néanmoins le gouvernement et la présidence à démissionner. Car persister dans cette stratégie de diviser pour régner démontre que la seule issue reste leur départ », a-t-il affirmé.
Alors que le FCC avait officiellement refusé de participer à ces discussions, cette affaire ne fait qu’alimenter les tensions politiques et exposer les luttes d’influence qui continuent de façonner la scène politique congolaise.
Abudu Yawolo