Débat sur le changement de la Constitution : l’opposant Francis Mulaja tacle les propos de Tshilumbayi sur RFI et les qualifie de dénués de tout sens de responsabilité étatique

Le Mouvement des Patriotes pour la Démocratie, MPD, et son Président national, Secrétaire exécutif Permanent adjoint et Porte-parole adjoint de la coalition LAMUKA, Francis MULAJA KABAMBA, condamnent vigoureusement les propos tenus sur les médias par l’actuel 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Claude Tshilumbayi appuyant le changement de la Constitution de la RDC. Nous jugeons ces propos inacceptables car dénués de tout sens de responsabilité étatique.
Des propos irrespectueux à l’endroit de notre peuple et à des milliers des congolais qui continuent à mourir jusqu’à ce jour à cause de la guerre de l’Est . Monsieur Tshilumbayi qui se dit constitutionnaliste attitré, raconte des inepties sur la place publique comme si la RDC n’avait pas d’élites pouvant interpréter sans entrave la Constitution de la République. Le 1er Vice-président de l’Assemblée nationale évoque les dispositions de l’article 220 de la constitution qui auraient verrouillées les scrutins sénatoriales et ceux des gouverneurs ou soit permises aux institutions de la République de changer la loi fondamentale.
A cet effet, le MPD et son Président Francis MULAJA KABAMBA rappellent que nulle part dans les dispositions précitées, il est mentionné le changement de la loi fondamentale, que nulle part dans ces mêmes dispositions, les scrutins sénatoriales et de gouverneurs ne sont verrouillés. Par contre, c’est justement le fait lié à la révision constitutionnelle afin de procéder à un changement des mandats du Chef de l’État qui est verrouillé. Et aussi, ne pas toucher aux prérogatives dévolues aux provinces malgré qu’elles sont continuellement violées par le régime Tshisekedi.
Aujourd’hui, Monsieur Jean-Claude Tshilumbayi nous fait croire que l’on peut recourir à cette même Constitution pour la changer, alors qu’elle continue d’être violée par le pouvoir en place. Nous pensons que Jean-Claude Tshilumbayi et le régime Tshisekedi devront retenir qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir. Ce n’est pas parce que notre peuple et la communauté internationale ont fermé les yeux sur le déroulement chaotique des dernières élections de 2023 qu’ils ont eux-mêmes, avec toute honte bue, qualifié de transparentes et démocratiques.
Dans ce même ordre d’idée, le MPD et son Président Francis MULAJA KABAMBA condamnent également les propos de la Première ministre du régime Tshisekedi qui ne s’est pas, elle aussi, empêchée de déclarer qu’il faut changer la Constitution. Nous pensons au MPD et à LAMUKA que l’article 89 ne prévoit pas ce changement de la loi mère congolaise mais dit totalement le contraire de ce qu’elle avance comme raison pour parvenir à leur besogne. Pour eux, l’essentiel c’est d’obtenir un troisième mandat pour leur Chef et chercher à balkaniser le pays.
Le MPD et son Président, tout comme LAMUKA, nous sommes convaincus que la guerre qui sévit dans la partie Est de notre pays est une œuvre du régime de Monsieur TSHISEKEDI qui se sert d’elle pour pérenniser son pouvoir. Sinon, comment expliquer et comment comprendre qu’un régime au pouvoir sensé protéger le peuple ainsi que ses biens, soit préoccupé avant tout à vouloir trouver comment changer la Constitution de la République. Alors que des milliers des congolais meurent chaque jour à cause de la guerre et plusieurs autres sont transformés en déplacés internes sans aucune assistance du gouvernement de Monsieur TSHISEKEDI. Aussi, des fonctionnaires de l’État demeurent impayés, des médecins en grève, et la pauvreté est entrain de battre son plein.
Qu’à cela ne tienne, au MPD, nous prenons à témoin notre peuple et la communauté internationale, non seulement de la mauvaise foi du régime TSHISEKEDI qui continue à tirer des dividendes de leur réjouissance au sommet de l’État, mais également de l’incapacité des ténors de ce régime à bien interpréter notre Constitution en commençant par Monsieur TSHISEKEDI lui-même qui ne sait plus s’il faut la changer ou la réviser mais qui avance des prétextes selon lesquels cette Constitution a été rédigée par les étrangers et à l’étranger et qu’elle consacre la cession d’une partie du territoire aux États voisins en son article 217. Nous croyons cela est totalement infondé et insensé de sa part.
Par ailleurs, le MPD et son Président invitent Monsieur TSHISEKEDI et son régime à se rappeler que le Commandant du peuple, Martin FAYULU MADIDI, avait rappelé récemment dans un message sur son compte X du 22 avril 2026, de ne pas toucher un seul instant à la Constitution de la République, sinon, ils le verraient, lui, le MPD et le peuple congolais sur leur chemin et marcheront sur leurs cadavres. Il ne faudra pas que le régime donne l’impression d’avoir maîtrisé la situation alors que ce n’est pas le cas. Ce régime qui embrasse tout, ne contrôle rien. Ainsi, qui embrasse tout, embrasse mal . Voilà pourquoi ils sont tantôt dans le bradage des ressources minières, tantôt dans les accords d’accueil des migrants et même dans des arrangements pour des résolutions de la crise, surtout leur acharnement de changer à tout prix la Constitution.
Pour le MPD et son Président Francis MULAJA KABAMBA ainsi LAMUKA, la priorité n’est pas celle de procéder au changement de la Constitution mais plutôt de mettre fin à la guerre qui dure depuis plusieurs années à l’Est de la RDC et que le gouvernement est incapable de finir par la force. D’où la nécessité d’organiser en urgence un dialogue national inclusif pour résoudre les problèmes politiques et sécuritaires afin de permettre le retour des réfugiés, des déplacés et la reconstruction du pays.
Fait à Kinshasa, le 27 avril 2026
Francis MULAJA KABAMBA
President national du MPD,
Secretaire exécutif Permanent adjoint et Porte-parole adjoint de LAMUKA