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États-Unis : après Kabila, le Congrès veut élargir les sanctions liées au conflit dans l’Est de la RDC

Le représentant démocrate américain Johnny Olszewski a déposé à la Chambre des représentants une proposition de loi visant à sanctionner plus sévèrement les personnes et organisations accusées de compromettre l’accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda.

Baptisé « STABLE DRC Act » (H.R. 8704), le texte entend élargir les pouvoirs de l’exécutif américain afin de cibler directement les acteurs soupçonnés de saboter les Accords de Washington signés le 4 décembre 2025 entre Kinshasa et Kigali.

À travers cette initiative, les autorités américaines cherchent à renforcer les mécanismes de pression diplomatique et financière contre les responsables d’activités jugées déstabilisatrices dans l’Est de la République démocratique du Congo. Selon les promoteurs du projet, cette loi permettrait à Washington d’agir plus rapidement contre les individus, groupes armés ou réseaux impliqués dans les violences persistantes dans la région.

Le dépôt de cette proposition intervient dans un climat de fortes tensions autour de l’application des engagements signés entre les deux pays. Ces derniers mois, les États-Unis ont déjà multiplié les sanctions ciblées contre plusieurs acteurs liés au conflit dans l’Est congolais.

En mars 2026, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) avait annoncé des sanctions contre des responsables des Forces de défense rwandaises, accusées par Washington d’appuyer la rébellion du Mouvement du 23 mars dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le 30 avril dernier, l’administration américaine a également sanctionné l’ancien président Joseph Kabila pour ses liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’Est de la RDC.

Dans le document soumis au Congrès, les parlementaires américains reprennent plusieurs accusations déjà formulées publiquement contre Kigali, évoquant un « soutien militaire durable » des Forces de défense rwandaises au M23.

À ce stade, le « STABLE DRC Act » reste une proposition de loi. Le texte devra encore passer par l’examen des commissions parlementaires avant un éventuel vote au Congrès américain, une étape décisive qui pourrait marquer un nouveau tournant dans l’implication diplomatique des États-Unis dans la crise sécuritaire à l’Est de la RDC.

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