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Ebola en RDC : l’Égypte envoie 2,5 tonnes de médicaments pour soutenir la riposte

La République arabe d’Égypte a acheminé un lot de 2,5 tonnes de médicaments et d’intrants médicaux en République démocratique du Congo pour soutenir les efforts de lutte contre l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’est du pays. L’aide humanitaire a été réceptionnée jeudi 28 mai à l’aéroport international de N’djili, à Kinshasa.

Cette assistance médicale a été remise aux autorités congolaises en présence des représentants du gouvernement et de l’ambassade d’Égypte en RDC. Le secrétaire général du ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Sylvain Yuma Ramazani, a officiellement réceptionné le don au nom des autorités congolaises.

Les médicaments et équipements médicaux seront transférés à la coordination nationale de la riposte contre Ebola afin d’être pris en charge techniquement par les services compétents du ministère de la Santé publique. Les autorités espèrent que cette dotation permettra de renforcer les capacités d’intervention dans les zones touchées par l’épidémie.

Lors de la cérémonie de réception, Sylvain Yuma Ramazani a salué le geste de l’Égypte, qualifiée de « pays frère », estimant que cette aide intervient à un moment crucial dans la lutte contre la maladie. Il a rappelé que l’épidémie continue de progresser dans plusieurs provinces de l’est de la RDC.

Selon les dernières données sanitaires, Ebola touche désormais 13 zones de santé réparties dans trois provinces, notamment l’Ituri, considérée comme l’épicentre de l’épidémie, ainsi que le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Les autorités sanitaires congolaises et les organisations internationales restent mobilisées face à cette 17ᵉ flambée d’Ebola qui continue de susciter de vives inquiétudes dans la région.

Cette nouvelle assistance internationale intervient alors que plusieurs pays et organisations renforcent leur soutien à la RDC afin d’éviter une aggravation de la crise sanitaire. Les équipes de riposte poursuivent les opérations de prise en charge, de surveillance et de sensibilisation communautaire dans les zones affectées, malgré les difficultés liées à l’insécurité et aux déplacements massifs de populations dans l’est du pays.

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