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Kinshasa : la manifestation contre le référendum dégénère, Fayulu blessé et plusieurs sièges de l’opposition attaqués

La journée de mobilisation de l’opposition contre la loi référendaire a tourné à l’affrontement vendredi à Kinshasa. Des incidents ont éclaté autour du Palais du peuple et dans plusieurs quartiers de la capitale, faisant plusieurs blessés parmi les manifestants. Martin Fayulu figure parmi les personnes touchées. Des images diffusées sur les réseaux sociaux le montrent avec des blessures au visage au milieu de ses partisans.

La manifestation avait été annoncée comme un sit-in destiné à dénoncer le projet de référendum et toute perspective de révision de la Constitution. Très tôt dans la matinée, les forces de sécurité ont renforcé leur présence sur les principaux axes menant au Palais du peuple. La situation s’est rapidement tendue avec des échanges de projectiles, des mouvements de foule et l’utilisation de gaz lacrymogènes.

Les violences se sont ensuite étendues à plusieurs permanences politiques de l’opposition. Des militants du Fonus et de l’ADDCongo ont dénoncé des actes de vandalisme contre leurs sièges. Des bureaux, des chaises et divers équipements ont été endommagés. Les responsables de ces partis pointent du doigt des militants proches de la majorité présidentielle, une accusation qui n’a pas encore fait l’objet d’une réaction officielle.

Ces événements marquent une nouvelle escalade dans le bras de fer politique autour de la loi sur le référendum. Depuis plusieurs semaines, majorité et opposition s’affrontent par déclarations interposées sur l’avenir de la Constitution. Pour les opposants, le texte pourrait ouvrir la voie à une modification des règles actuelles du jeu politique. Les partisans du référendum soutiennent, pour leur part, qu’il s’agit d’un mécanisme démocratique permettant au peuple de se prononcer directement.

Les incidents de Kinshasa risquent d’accentuer davantage les tensions entre les différents acteurs politiques. Les regards se tournent désormais vers les autorités et les organisateurs de la manifestation, appelés à privilégier les voies pacifiques pour éviter que le débat sur le référendum ne débouche sur une crise politique plus profonde.

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