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Manifestation du 12 juin : l’ONU exige la protection des opposants et évoque un mort à Kinshasa

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a exprimé son inquiétude après les violences enregistrées lors de la manifestation de l’opposition du 12 juin à Kinshasa. Par la voix de son porte-parole Seif Magango, le Haut-Commissaire Volker Türk a appelé les autorités congolaises à garantir le respect des libertés fondamentales et la protection des manifestants.

L’organisation onusienne affirme qu’au moins une personne a perdu la vie et que plusieurs dizaines d’autres ont été blessées au cours des incidents survenus aux abords du Palais du Peuple. Cette position diffère du bilan communiqué par les autorités provinciales de Kinshasa, qui ont fait état de blessés et de dégâts matériels, sans signaler de décès.

Dans son communiqué, le Haut-Commissariat a rappelé les obligations de l’État en matière de maintien de l’ordre public. « Il est préoccupant qu’au moins un manifestant ait été tué et au moins 38 autres blessés lors de la manifestation du 12 juin, dont quatre dirigeants de l’opposition. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a l’obligation de faciliter les rassemblements pacifiques et d’assurer la protection des participants », a déclaré Seif Magango au nom de Volker Türk.

Parallèlement, les autorités congolaises ont engagé des démarches pour établir les responsabilités autour des événements du 12 juin. Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a adressé des correspondances à plusieurs responsables politiques, notamment ceux de l’ECiDé, de l’Alliance pour le Changement, d’Envol et d’Ensemble pour la République, afin de recueillir leurs témoignages et toute documentation utile.

Le ministre a également sollicité le Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA) ainsi que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). L’objectif affiché consiste à réunir suffisamment d’éléments pour éclairer les circonstances exactes des violences qui ont marqué cette journée de contestation politique dans la capitale.

Cette nouvelle réaction des Nations unies intervient dans un climat politique toujours tendu autour du débat sur la réforme constitutionnelle et la loi référendaire. Elle survient également à quelques semaines de la marche nationale annoncée par la coalition C64 pour le 8 juillet prochain, une mobilisation au cours de laquelle l’opposition entend maintenir la pression sur le pouvoir et réaffirmer son rejet de toute modification de la Constitution.

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