Présidence du Conseil de sécurité : Judith Suminwa ouvre mercredi le débat sur les violences sexuelles liées aux conflits

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka présidera, ce mercredi 8 juillet à New York, un débat public de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations unies consacré aux violences sexuelles liées aux conflits. Cette rencontre, organisée dans le cadre de la présidence tournante de la République démocratique du Congo, placera la protection des survivants et la lutte contre l’impunité au centre des discussions internationales.
Prévu sous le thème « Femmes, Paix et Sécurité : honorer la promesse du droit international envers les survivants de violences sexuelles liées aux conflits », ce débat permettra à la RDC de défendre une réponse plus ferme face à ces crimes. Dans un communiqué, la Primature affirme que Kinshasa entend « porter la voix des survivants » et appeler les États membres de l’ONU à transformer leurs engagements en actions concrètes.
À travers cette initiative, le gouvernement congolais plaidera notamment pour le renforcement de la lutte contre l’impunité, une meilleure protection des civils ainsi qu’un accès effectif des victimes aux soins, à la justice, aux réparations et aux programmes de réinsertion. La RDC entend également mettre en évidence les liens entre les violences sexuelles, l’exploitation illégale des ressources naturelles et le financement des groupes armés qui sévissent dans les zones de conflit.
Cette réunion ouvre une séquence diplomatique importante pour Kinshasa. Deux autres rendez-vous sont déjà inscrits à l’agenda de sa présidence du Conseil de sécurité : une réunion en formule Arria le 13 juillet sur les ressources naturelles, les conflits et la paix, puis un débat de haut niveau le 21 juillet consacré à la gouvernance des ressources naturelles comme levier de paix, de sécurité et de prospérité.
Depuis le 1er juillet, la République démocratique du Congo assure la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, une responsabilité qu’elle exerce pour la première fois depuis plus de trente ans. À travers cette présidence, le pays entend faire entendre la voix des victimes des conflits, tout en plaçant les enjeux de paix, de justice et de protection des civils parmi les priorités de l’agenda international.