RDC : Félix Tshisekedi durcit le ton contre la militarisation illégale des sites miniers

Le président Félix Tshisekedi a ordonné le retrait immédiat de tous les militaires et policiers présents de manière irrégulière sur les sites d’exploitation minière en République démocratique du Congo. La décision a été annoncée à l’issue de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres, dont le compte rendu a été présenté vendredi par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Le chef de l’État a chargé le vice-Premier ministre de l’Intérieur, le ministre de la Défense, le chef d’état-major général des FARDC et le commissaire général de la Police nationale congolaise de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire appliquer cette instruction. Les autorités concernées devront mettre fin, sans délai, à toute présence des forces de défense et de sécurité non autorisée dans les zones d’exploitation minière à travers le pays.
Selon Félix Tshisekedi, cette militarisation illégale compromet les efforts de réforme du secteur minier et favorise plusieurs dérives. Le président de la République estime qu’elle alimente l’insécurité sur les sites d’exploitation, encourage les tracasseries, les actes d’extorsion et les intimidations, tout en portant atteinte aux droits des détenteurs réguliers des permis miniers.
Le chef de l’État considère également que ces pratiques risquent de fragiliser l’attractivité du secteur minier congolais. Elles pourraient, selon lui, réduire la confiance des investisseurs et des partenaires économiques dans un domaine qui constitue l’un des principaux moteurs de l’économie nationale.
À travers cette mesure, le gouvernement entend renforcer la gouvernance du secteur minier, garantir le respect de la légalité et assainir l’environnement des activités extractives. Cette décision s’inscrit dans les réformes engagées par les autorités congolaises pour améliorer la gestion des ressources naturelles et sécuriser les investissements dans les mines.