Kinshasa : clôture de l’atelier de restitution du diagnostic de maturité numérique, organisé par le ministère de l’Économie numérique avec l’appui technique de l’ARPTC.

Le ministère de l’Économie numérique, en collaboration avec l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), a clôturé, ce jeudi 30 juillet 2026 à l’hôtel Fleuve Congo de Kinshasa, l’atelier de restitution du diagnostic de maturité numérique et du Benchmark international.
Organisées du 29 au 30 juillet sous le haut patronage du ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, ces assises s’inscrivent dans le cadre de la mission d’élaboration du cadre stratégique de gouvernance du numérique et de la mise en œuvre transitoire de la cybersécurité nationale.
Pendant deux jours, les experts et participants ont procédé à l’analyse du niveau de maturité numérique de la République démocratique du Congo, à l’identification des principaux défis du secteur ainsi qu’à la formulation des recommandations destinées à renforcer la gouvernance numérique et la cybersécurité nationale.
Prenant la parole à la clôture des travaux, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a salué l’engagement des participants et l’importance des recommandations formulées au cours des différents travaux en groupes.
Pour sa part, l’ARPTC, en sa qualité d’organe technique impliqué dans cette mission, a joué un rôle central dans l’accompagnement des travaux, notamment à travers la collecte des informations auprès des institutions publiques, la mobilisation des points focaux et l’appui des experts et consultants.
À l’issue de cet atelier, le président de l’ARPTC, Christian Katende, s’est confié à la presse. Il a insisté sur la nécessité de passer rapidement de la phase du diagnostic à celle de la mise en œuvre effective des recommandations issues des travaux.

« Il faut mettre en œuvre toutes les recommandations. Nous avons déjà enregistré des avancées par rapport à celles-ci », a-t-il déclaré.
Selon lui, les différents groupes de travail ont proposé un délai allant de six à douze mois pour la concrétisation des principales actions retenues. L’ARPTC entend toutefois travailler avec les différentes parties prenantes afin d’accélérer le processus.
« Nous allons faire en sorte de nous tenir à ce délai et peut-être même de réaliser ces actions dans des délais plus rapides que ceux proposés », a affirmé Christian Katende.
Le président de l’ARPTC a souligné que l’urgence de la mise en œuvre des recommandations se justifie par les besoins croissants du pays en matière de gouvernance numérique et de cybersécurité.
« Les besoins sont là et les opérateurs sont déjà opérationnels d’une certaine manière. Aujourd’hui, la cybersécurité, comme la gouvernance numérique, demande d’être rapidement prise en main », a-t-il expliqué.
Au cours de son intervention à l’ouverture des travaux, Christian Katende avait également rappelé que le numérique représente un important levier de développement pour la RDC.
« Dans un pays vaste, jeune et profondément diversifié comme la RDC, le numérique représente bien davantage qu’un secteur économique. Il constitue un instrument d’intégration nationale, d’accès aux services publics, de création d’emplois et de réduction des inégalités territoriales », avait-il déclaré.
À travers cette initiative, le ministère de l’Économie numérique réaffirme sa volonté de mettre en place une gouvernance numérique moderne, inclusive et adaptée aux réalités du pays. De son côté, l’ARPTC entend poursuivre son rôle technique dans le suivi des recommandations et l’accompagnement des actions prioritaires.
Les conclusions de cet atelier devraient notamment permettre d’élaborer une matrice d’actions, de renforcer la coordination entre les institutions concernées et de mettre en place un mécanisme de suivi en vue de garantir la concrétisation des recommandations.
Cette collaboration entre le ministère de l’Économie numérique et l’ARPTC marque ainsi une nouvelle étape dans la construction d’un écosystème numérique plus structuré, sécurisé et performant, au service de la souveraineté numérique, de la modernisation de l’État et du développement de la République démocratique du Congo.