Guerre à l’Est : « Pourquoi la communauté internationale ne reconnait-elle pas le génocide perpétré au Congo ? »[Éric Kamba]

Nous sommes en présence d’un génocide Congolais au vu des massacres des populations dans l’est de la RDC

La RDC a connu deux guerres depuis 1996.

La première guerre de 1996 a commencé comme conséquence directe du génocide rwandais de 1994.

La seconde a commencé en 1998 et a impliqué les forces armées d’au moins sept pays frontaliers de la RDC.

Tout récemment, le président Paul Kagame vient de plaider coupable dans le conflit qui oppose depuis bientôt trois décennies le Rwanda à la RDC lors de la conférence de presse conjointe tenue récemment à Cotonou avec son homologue béninois Patrice Talon au cours de laquelle il a déclaré que le M23 n’est pas au fond un problème, mais plutôt celui des terres ayant appartenu en son temps à son pays et qui ont été annexées au Congo.

Il a, de ce fait, non seulement dévoilé le vrai mobile à la base de la guerre d’agression qu’il impose à la RDC, mais aussi révélé le plus solennellement du monde l’instrumentalisation, aux fins de déstabiliser la partie orientale congolaise, du M23, ce mouvement terroriste qui a directement affecté la vie de plus de 60 millions de Congolais.

Depuis 1998, affirme l’ONG International Rescue Committee, près de trois millions de personnes ont été tuées en RDC. Des millions d’autres sont devenus des déplacés internes ou ont trouvé asile dans les pays voisins.

Massacre des populations dans l’est de la RDC :

La durée des massacres, les tournures complexe et variées qu’ils prennent, le silence de tous face à cette tragédie et très récemment les agissements de la communauté dites internationale, des pays africains et du pouvoir de Kinshasa nous oblige à nous poser des questions sur les raisons d’être de ces massacre qui n’ont que trop duré.

C’est ainsi que la présente réflexion se focalisera sur les tenants et les aboutissant de cette tragédie.

Et pour ce faire, nous prendrons en compte:

  • Le début de cette tragédie ;
  • Les contextes qui ont favorisé ses diverses mutations et permis sa stagnation ;
  • Le contexte actuel.

I. Le début de cette tragédie

Pour la petite histoire tout commence avec Le génocide des Tutsi au Rwanda car l’arrivée des tutsi avec Kagamé comme homme fort déclenche l’exode d’environ deux millions de réfugiés rwandais, principalement Hutus, après que le Front Patriotique Rwandais s’est emparé du pouvoir en juillet 1994.

La présence militaire rwandaise et Ougandaise dans la partie orientale du Zaïre est citée entre autres comme la cause du conflit.

Selon le gouvernement de Paul Kagame, parmi les réfugiés Rwandais venus aux Congo, il se retrouverait notamment des membres des milices dont celle des IInterahamwe, impliquée dans le génocide et Ceux-ci seraient aidés par les membres hutu de l’ancienne armée rwandaise qui pourraient planifier de reprendre le pouvoir par la force au Rwanda.

Une autre explication est que la présence des troupes rwandaises en RDC était motivée par le projet de piller les ressources minières dans la région.

Ceci est confirmé par un rapport de l’ONU demandé par le Conseil de sécurité qui indique, à partir des interviews menées par le groupe d’experts, que « l’armée rwandaise est restée essentiellement dans la zone pour se procurer des biens, piller les ressources du sous-sol à leur profit, dans un contexte de massacres et de viols”, décrit le rapport.

Selon Kigali , dans le souci d’éradiquer la menace que constituait la présence des FDLR, le Rwanda et ces alliés avaient mis sur pieds l’AFDL entendu comme l’alliance des forces Démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) qui lors de la première guerre du Congo renversera le maréchal Mobutu et jettera les prémices du projet rwandais d’Etat tampon entre la RDC et le Rwanda, projet soutenu et défendu par Kagamé qui veut que soit créé entre ces deux pays une sorte d’Etat sensé accueillir le trop plein de population rwandaise hutus afin de sécuriser son pouvoir et avoir une longueur d’avance sur les théorie de THOMAS MALTHUS sur la population.

Avec le soutien du Rwanda, les Interahamwe milice hutu se sont très vite rebellés et ont formé le RCD ; Rassemblement Congolais pour la Démocratie.

C’est ainsi que débute la deuxième guerre du Congo qui voie l’émergence de beaucoup des groupes armés, la confusion et le chaos qui y règne constituant un terrain propice pour cela.

A ce stade l’intention rwandaise sur le sol congolais commence déjà à se dessiner, vider certaines contrées des populations considérées comme dangereux pour KAGAME.

La question à se poser est de savoir quel était les buts de vider ces coins et pour les remplacer par qui ?

II. Le contexte qui a favorisé ses diverses mutations et permis sa stagnation

Nous sommes en pleine deuxième guerre du Congo, le Rwanda et l’Ouganda ont déjà leur bras armé en RDC à savoir le RCD et le MLC qui seront intégré dans les forces armées et dans le gouvernement de transition (le 1+4 ) qui porte dans les hautes sphères du pouvoir des rwandais et les ougandais qui trahissent pour maintenir une situation d’insécurité profitant à leur pays d’origine.

Il faudrait aussi noter que la quasi-totalité de la classe dirigeante actuelle aussi bien civile que militaire a eu un lien soit direct ou indirecte avec les rebellions qui ont pour point départ l’est de la RDC.

La question à se poser à ce stade est celle de savoir qu’elles sont les intérêts que le Rwanda et l’Ouganda ont a infiltrer les institutions de la RDC afin de maintenir l’est de la RDC dans une situation d’insécurité ?

III. Le contexte actuel

Le contexte actuel est miné par une force de l’EAC qui demeure une force d’interposition composé de certain pays complices de massacre.

Elle ne fait que constater l’avancée du M23 et consacre ces zones sous contrôle zone tampon sous le regard impuissant de Kinshasa qui en réalité ne contrôle rien de ce qui se passe dans ces territoires étant donné que le M23 n’est pas inquiété.

Bref, la force de l’EAC avec l’établissement de la zone dite tampon telle que voulue par les accords de Luanda consacre une zone de non-droit où le M23 et ces parrains imposent leurs lois.

Conclusion

Pour clore nous disons qu’au regard des éléments que nous avons pu épingler à savoir :

  • Le projet rwandais d’Etat tampon à la frontière entre la RDC et le Rwanda ;
  • Les raisons qui ont préexistées et conduit à la création de l’AFDL ;
  • L’infiltration minutieuse et systématique des sphères du pouvoir congolais par les éléments Rwandais ;
  • Le silence prolongé de la communauté dite internationale et les agissements de toutes les forces internationales déployées dans la région la dernière en date est la force de EAC.

C’est ainsi que fort de ces éléments, nous pouvons affirmer que les massacres commis au Congo par le Rwanda de Paul Kagame contre les population congolaise sont perpétrés avec une intention avérée de la part du Rwanda de détruire physiquement ces différent groupes pour les remplacer par le trop plein de population rwandaise hutus dans le seul but de sécuriser le pouvoir au Rwanda et s’assurer la main mise sur les riche du sous-sol congolais, donc nous sommes en présence d’un génocide congolais.

Tribune d’Eric Kamba, Coordonnateur de l’ASBL « Congo Action pour la Diplomatie Agissante » (CADA)

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