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Montée des eaux du fleuve Congo : Félix Tshisekedi évoque les effets du changement climatique

Depuis déjà un mois, une dizaine de provinces de la République démocratique du Congo, dont Kinshasa, la capitale, sont frappées de plein fouet par des inondations, causées par la montée des eaux du fleuve Congo, qui occasionne des pertes en vies humaines, la dévastation des champs, la coupure des routes, l’inondation des maisons, des glissements de terrains ainsi d’écroulement des murs.

Lors de la 121ème réunion de conseil des ministres, Félix Tshisekedi, préoccupé par la situation, a expliqué ce drame par les effets du changement climatique ainsi que par l’anarchie urbanistique.

«Aussi, a-t-il insisté sur la nécessité de garder à l’esprit le caractère transnational de cette crue, mais également le fait qu’elle s’inscrit dans une série de catastrophes enregistrées au niveau régional et dont les origines, ne sont
manifestement à trouver ailleurs que dans les effets du changement climatiques. Par ailleurs, et au vu de l’échelle des dommages subis, il serait imprudent d’omettre d’évoquer l’anarchie urbanistique ou encore la vétusté des
infrastructures publiques qui concourent malheureusement à l’enregistrement de tels dégâts»,
rapporte le porte parole du gouvernement, Patrick MUYAYA.

Face à cette situation, Félix Tshisekedi préconise un lotissement responsable et une infrastructure résiliente au réchauffement climatique, des questions qui feront l’objet d’un suivi assidu, à l’en croire.

«Avec l’expertise en présence, un lotissement responsable, une infrastructure résiliente au changement climatique, le Président de la République soutient qu’il est possible de limiter les dégâts liés au réchauffement climatique contre
lequel nous luttons. Ces questions, a-t-il précisé, feront l’objet d’un suivi assidu au cours des prochains mois afin que puisse être renforcée la résilience de nos infrastructures face à la survenance de telles catastrophes»,
dit le ministre de la communication et médias.

Comme père de la nation, cependant, Félix Tshisekedi a rassuré les Congolais d’une décrue, qui, selon lui, a commencé le 11 janvier, mais qui «pourra prendre du temps avant d’être
complétement finalisée, et compte tenu des sinistres observés, il revient de redoubler de vigilance sur les possibles conséquences, notamment sanitaires,
liées auxdits dégâts».

À Kinshasa, en l’occurrence, où ce phénomène est constaté, la vie est chambardée. La mobilité, par exemple, le transport, jusqu’aux aires sèches se font par pirogue. Au quartier Mbundi, dans la commune de Ngaliema, des écoles sont inondées, des élèves jetés dans le chômage, alors que le calendrier scolaire poursuit son cours. Des familles entières sont clochardisées, lancent chaque jour des cris d’alarme aux autorités.

Samyr LUKOMBO

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