Menaces contre Brady Protection Incendie RDC : des mouvements citoyens dénoncent un « blocage administratif » du ministère de la Défense

Un collectif de mouvements citoyens a dénoncé, ce vendredi 22 mai à Kinshasa, les menaces et intimidations dont seraient victimes depuis plus de deux ans les responsables de la société Brady Protection Incendie RDC dans un différend qui l’oppose au ministère de la Défense et des anciens combattants.
Dans une déclaration lue devant la presse, ces organisations affirment intervenir « dans le cadre d’un exercice légitime de contrôle citoyen » et non dans une logique de confrontation avec les institutions de la République. Elles estiment que cette affaire soulève des préoccupations plus larges liées à la gouvernance publique, à la sécurité juridique des entrepreneurs congolais et au respect des engagements pris par l’administration.
Selon le collectif, le litige trouve son origine dans une mission d’audit conjointe lancée en octobre 2023 pour évaluer les risques d’explosion et d’incendie sur plusieurs sites des FARDC et d’AFRIDEX. La société Brady Protection Incendie RDC aurait été chargée du préfinancement de cette mission, avec l’implication des experts du ministère de la Défense, de l’état-major des FARDC et de l’Inspection générale des FARDC.
Les mouvements citoyens soutiennent que plusieurs documents administratifs, notamment des procès-verbaux de réunions, des analyses de risques et des correspondances officielles, attesteraient de la réalité de cette collaboration. Malgré cela, ils dénoncent aujourd’hui « un blocage administratif » ayant des conséquences sur l’entreprise concernée.
« Cette initiative semble se heurter à un blocage administratif dont les conséquences affectent non seulement un entrepreneur congolais, mais également la crédibilité de l’engagement public vis-à-vis des citoyens », indique le communiqué.
Le collectif estime également que cette affaire dépasse désormais le simple cadre d’un différend administratif.
« Elle soulève des interrogations citoyennes plus profondes sur la manière dont l’administration publique accompagne les initiatives nationales, respecte les engagements pris par ses représentants et garantit la sécurité juridique indispensable à la promotion de l’entrepreneuriat congolais », ont déclaré les signataires.
Dans leur communication, les mouvements citoyens appellent les autorités compétentes à privilégier un examen « transparent et objectif » du dossier, à favoriser le dialogue institutionnel et à rechercher une solution équitable qui honore à la fois l’intérêt de l’État et les droits du citoyen concerné.
Les signataires insistent également sur l’importance de préserver la confiance des investisseurs et des entrepreneurs locaux dans les engagements publics de l’État congolais. Ils affirment vouloir poursuivre leur démarche pacifique, républicaine et responsable , tout en espérant une issue,selon ce collectif, fondée sur la réparation, l’écoute institutionnelle et le respect des engagements publics.
Ce collectif des mouvements citoyens est essentiellement composé de Alain Mulumba, Blanchard Buka, Adonis Muamba, Terry Tshimanga, Samuel bosasele, Deoly Kabanangi et Glody Kasembe.