Ebola : la Belgique refuse de fermer ses frontières aux voyageurs congolais malgré la demande des États-Unis

La Belgique a refusé de suivre la demande des États-Unis visant à limiter l’entrée sur son territoire des ressortissants de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Cette décision a été prise en coordination avec les autres pays de l’Union européenne.
Washington a demandé à plusieurs États européens d’adopter des restrictions à l’égard des voyageurs en provenance de ces trois pays africains. Les autorités américaines craignent une propagation du virus Ebola vers l’Europe puis vers les États-Unis à l’approche de la Coupe du monde de football.
Selon plusieurs sources, les États-Unis ont également évoqué la possibilité d’imposer des restrictions aux ressortissants des pays qui refuseraient d’appliquer ces mesures. Cette position n’a toutefois pas convaincu plusieurs partenaires européens.
La Belgique a choisi de maintenir sa ligne en privilégiant les recommandations sanitaires et l’évaluation scientifique des risques. Avec l’Union européenne, elle estime qu’une fermeture ciblée des frontières à l’encontre des ressortissants de certains pays n’est pas la réponse appropriée face à la situation actuelle.
Cette décision est suivie de près par les autorités congolaises, engagées dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola signalée en Ituri. Le dossier met en évidence les divergences d’approche entre les États-Unis et plusieurs pays européens sur la gestion des risques sanitaires liés aux déplacements internationaux.