RDC : le SYMECO lance une grève nationale, les médecins limitent les soins aux urgences

Le Syndicat des médecins du Congo (SYMECO) a déclenché, ce vendredi 3 juillet à 8 heures, une grève nationale dans tous les établissements publics de santé. Après l’expiration de son préavis déposé le 24 juin, le syndicat a décidé de suspendre les prestations ordinaires, tout en maintenant la prise en charge des cas d’urgence, faute d’accord avec le gouvernement sur ses principales revendications.
Dans une correspondance adressée à la Première ministre, le Bureau exécutif national du SYMECO a indiqué que « seules les urgences seront assurées, aux jours et heures prévus dans les horaires de service, et ce jusqu’à la satisfaction des revendications prioritaires ». Le syndicat prévient également qu’il décline toute responsabilité quant aux conséquences pouvant découler de ce mouvement de grève.
À l’origine de cette décision, les médecins dénoncent l’absence d’avancées significatives après les discussions entamées le 23 juin au cabinet du ministre des Finances. S’ils reconnaissent l’ouverture du dialogue avec le gouvernement, ils estiment que les propositions formulées jusqu’à présent ne répondent pas à leurs attentes. Le SYMECO critique également le maintien des « horaires de crise », une organisation du travail qu’il juge préjudiciable aux médecins des structures sanitaires publiques.
Le mouvement concerne l’ensemble des médecins des services publics affiliés au SYMECO sur toute l’étendue du territoire national. Malgré le durcissement de son action, le syndicat se dit disposé à reprendre les négociations dès que le gouvernement manifestera sa volonté d’apporter des réponses concrètes à ses revendications, dans l’objectif de rétablir un climat social apaisé dans le secteur de la santé.
Cette grève intervient dans un contexte où les établissements de santé publics sont confrontés à d’importants défis liés aux conditions de travail et à la qualité des soins. Son évolution dépendra de la reprise du dialogue entre les autorités et les représentants des médecins, dont les revendications restent, à ce stade, sans réponse satisfaisante.