Ebola en Ituri : 48 médecins ougandais arrivent en renfort pour soutenir la riposte

La riposte contre la maladie à virus Ebola en Ituri se renforce avec l’arrivée de 48 médecins ougandais déployés pour appuyer les équipes sanitaires congolaises. Accueillis ce mardi à Bunia par le gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Kasongo Mulumba Gaby, les professionnels de santé sont arrivés dans la province en compagnie du ministre ougandais de la Santé, le Dr Chris Baryomunsi.
Les médecins, entrés en RDC par le port de Kasenyi sur le lac Albert, seront affectés à Bunia ainsi que dans plusieurs zones de santé les plus touchées par l’épidémie. Leur mission consistera à renforcer la prise en charge des malades, à soutenir les équipes locales, à améliorer la surveillance épidémiologique et à consolider les capacités de la riposte face à la propagation du virus.
Le ministre ougandais de la Santé a indiqué que cette mission concrétise les engagements pris par les deux pays dans le cadre de leur coopération sanitaire. « Nous mettons en œuvre le mémorandum de coopération signé récemment à Aru. Les équipes de la RDC et de l’Ouganda travaillent ensemble pour contenir cette épidémie. La maladie est réelle et notre priorité est de la maîtriser avant toute normalisation complète des mouvements transfrontaliers », a déclaré le Dr Chris Baryomunsi.
Le responsable ougandais a également précisé que la réouverture complète de la frontière entre les deux pays n’était pas encore à l’ordre du jour. En attendant, seuls les échanges jugés essentiels, notamment les marchandises, les équipes de riposte et les acteurs humanitaires, restent autorisés dans le cadre d’un dispositif de circulation contrôlée.
Cette mission s’inscrit dans le mémorandum de coopération sanitaire signé récemment à Aru entre la RDC et l’Ouganda pour renforcer la lutte transfrontalière contre Ebola. L’Ituri demeure l’épicentre de la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, avec plus de 300 décès enregistrés. Les autorités sanitaires misent sur cette coopération régionale pour accélérer le contrôle de l’épidémie et empêcher sa propagation au-delà des frontières.