A LA UNEACTUALITESECURITE

Sud-Kivu : Volker Türk condamne les attaques contre les civils et appelle à la fin des hostilités

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a lancé, ce jeudi à Genève, un appel à une désescalade immédiate dans le Sud-Kivu, où les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda selon les Nations unies, se sont intensifiés au cours des deux dernières semaines.

Dans un communiqué, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme indique que des drones armés et de l’artillerie lourde ont été utilisés dans des zones densément peuplées des territoires de Fizi et de Mwenga. Les combats des 4 et 5 juillet, notamment autour du village de Mulima, auraient causé des morts et des blessés parmi les populations civiles, aggravant une situation humanitaire déjà préoccupante.

Face à cette détérioration sécuritaire, Volker Türk a exhorté les parties au conflit à mettre un terme aux hostilités et à respecter leurs obligations au regard du droit international humanitaire. Il a également demandé que les organisations humanitaires puissent accéder sans entrave aux populations affectées afin de leur apporter une assistance d’urgence.

Le Haut-Commissaire a, par ailleurs, renouvelé son appel au Rwanda pour le retrait de ses troupes du territoire congolais, conformément aux précédentes demandes formulées par les Nations unies. Il estime que la poursuite des affrontements risque d’aggraver les souffrances des civils et de compromettre les efforts diplomatiques engagés pour ramener la paix dans l’est de la RDC.

Cet appel intervient alors que les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent le théâtre d’affrontements récurrents entre les FARDC, leurs alliés et les rebelles de l’AFC/M23. Malgré les initiatives diplomatiques menées dans le cadre des processus régionaux et internationaux, les violences continuent de provoquer des déplacements massifs de populations, des pertes en vies humaines et une dégradation de la situation humanitaire dans l’est du pays.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *