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RDC : l’OCC mise sur son réseau de 89 laboratoires pour s’imposer comme un organisme technique de référence

L’Office congolais de contrôle (OCC) mise sur son réseau de 89 laboratoires pour s’imposer comme un organisme technique et scientifique de référence. Quinze de ces laboratoires ont déjà obtenu leur accréditation.

Le réseau national des laboratoires, le RENAL, couvre plusieurs secteurs et contrôle la qualité des produits ainsi que leur conformité aux normes. Il change l’image de l’OCC auprès du public et des autorités. Longtemps comparé à une régie financière, comme la DGDA, l’Office affiche désormais une vocation scientifique et technique au service de la population.

UNE MUTATION ISSUE DE LA RÉFORME COPIREP

Cette évolution découle du vaste programme de restructuration des entreprises publiques, le COPIREP, lancé par le gouvernement. L’OCC est passé du statut de société commerciale à celui d’établissement à caractère technique et scientifique. La réforme visait à recentrer chaque entreprise publique sur son cœur de métier, pour améliorer sa performance, garantir sa viabilité et renforcer son utilité publique.

L’OCC fait figure d’exception. Malgré une législation favorable, peu d’institutions publiques congolaises ont réussi leur transformation interne. Beaucoup souffrent d’une croissance ralentie et d’une faible spécialisation, alors qu’elles occupent souvent une position de monopole. La qualité de leurs services reste faible face à une demande croissante, dans des secteurs comme l’énergie, la santé, l’éducation, l’assurance ou l’inspection et le contrôle.

DES ENJEUX ÉCONOMIQUES ET SOUVERAINS

Selon l’analyse, l’impact du RENAL dépasse la technique. Le réseau touche à plusieurs enjeux pour le pays :

  • la souveraineté nationale en matière de contrôle qualité ;
  • la lutte contre la fraude et la sous-évaluation des exportations ;
  • la compétitivité des produits congolais sur les marchés régionaux et internationaux ;
  • la modernisation et l’accréditation des laboratoires.

Les ressources humaines du réseau, aux compétences variées, renforcent la position de l’OCC comme organisme tiers de l’État en matière d’inspection et de contrôle qualité.

L’ACCRÉDITATION, LE PROCHAIN CHANTIER

L’implantation des laboratoires à travers le pays traduit une volonté de déploiement territorial. L’accréditation, elle, doit prouver leur crédibilité scientifique et technique. Le nouveau modèle de gouvernance, porté par la Direction générale avec le responsable du département des laboratoires, a déjà permis d’accréditer 15 laboratoires.

UNE GOUVERNANCE EN COURS DE STABILISATION

Après une période de tensions sociales, l’Office entre dans une phase de stabilisation et de redressement. Cette orientation rassemble plusieurs autorités : le ministre du Commerce extérieur et autorité de tutelle, Julien Paluku ; le président du conseil d’administration, le Dr Noha ; et le comité de gestion, piloté par le directeur général, le professeur Pierre Lohohola, avec la DGA Christelle Muabilu. Ce passage à l’excellence technique dépasse la simple réorganisation. Il recentre l’OCC sur son métier et son domaine de prédilection.

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