Révoltés pour la patrie : Joël Lamika lance le Mouvement des Congolais Révoltés et entre en politique active

Figure bien connue des réseaux sociaux, militant engagé et communicateur influent, Joël Lamika officialise son entrée en politique active. Dans un communiqué de presse rendu public à Kinshasa, il annonce le lancement du Mouvement des Congolais Révoltés (MCR), une nouvelle plateforme politique qu’il présente comme une réponse directe au mal-être social et politique qui gangrène le Congo
Après plusieurs années d’activisme citoyen au sein du Mouvement National des Consommateurs, Joël Lamika dit avoir pris conscience des limites de l’engagement civique dans un système qu’il juge verrouillé. Pour lui, le combat doit désormais se mener sur le terrain politique, afin d’agir en profondeur sur les causes de la précarité, des inégalités et de l’insécurité
Dans son message, l’initiateur du MCR dresse un constat sévère de la gouvernance actuelle. Malgré l’immense richesse minière du pays : cobalt, cuivre, or, coltan ou lithium, la majorité des Congolais continue de vivre dans la pauvreté. Il pointe du doigt la mauvaise gouvernance, la corruption, le népotisme, la faiblesse des services sociaux de base et la dégradation avancée des infrastructures
Sur le plan sécuritaire, Joël Lamika se dit profondément révolté par la situation dans l’Est du pays. Il rappelle que plusieurs parti de l’est reste occupée plusieurs années après sa chute, symbole selon lui de l’impuissance de l’État à protéger l’intégrité territoriale. Il critique également la gestion de la crise sécuritaire par le pouvoir en place, qu’il accuse de banaliser la menace et d’avoir laissé tomber plusieurs territoires
Le communiqué dénonce par ailleurs un climat de peur et de répression, notamment à Kinshasa, évoquant arrestations arbitraires, intimidations, enlèvements et persécutions contre les opposants politiques. Pour Joël Lamika, ces pratiques visent à imposer une pensée unique, mais il assure que « cela ne passera pas »
À travers le Mouvement des Congolais Révoltés, il appelle les jeunes et les citoyens conscients à sortir de l’apathie politique et à devenir des acteurs majeurs du changement. « Dans un État comme le nôtre, l’apolitisme est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre », insiste-t-il.
Abudu Yawolo