A LA UNEACTUALITESOCIETE

ARSP : les agents et cadres lancent un cri d’alarme contre la gestion de Miguel Kashal Katemb

Des agents et cadres de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur Privé (ARSP) dénoncent un climat de tension et de mauvaise gouvernance au sein de leur établissement sous la direction de Miguel Kashal Katemb. Dans une déclaration faite, ce samedi 16 mai 2026, sous couvert d’anonymat, ces travailleurs affirment vivre dans un environnement marqué par « la peur, l’intimidation et l’humiliation ».

Selon ces agents, les relations professionnelles au sein de l’établissement se seraient fortement détériorées depuis l’arrivée de l’actuel directeur général. Ils évoquent un climat de travail « malsain » où les employés exerceraient leurs fonctions sous pression permanente, sans respect de leur dignité.

Les signataires dénoncent notamment l’arrestation et l’intimidation présumées d’un agent par des éléments de la Garde républicaine dans le cadre d’un différend interne. Une situation qu’ils jugent « inacceptable » pour une institution publique.

Les agents et cadres soulèvent également des interrogations sur la gestion financière de l’ARSP. Ils affirment que plusieurs retraits importants d’argent en espèces effectués auprès de la Sofibanque n’auraient pas reçu d’explications claires. Ils citent aussi des fonds provenant notamment de Kibali Gold Mine au mois de décembre, dont l’utilisation resterait, selon eux, sans justification transparente.

« Nous voulons savoir ce qui a été réalisé concrètement pour l’établissement alors que d’importantes ressources financières existaient déjà avant cette gestion », confie un agent ayant requis l’anonymat.

Face à cette situation, les agents disent lancer un cri d’alarme au président de la République, Félix Tshisekedi, à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka ainsi qu’aux autorités compétentes afin qu’une solution urgente soit trouvée pour « sauver l’établissement ».

Ils accusent la direction actuelle de pratiques assimilées à des abus d’autorité, à des règlements de comptes et à une mauvaise gouvernance susceptible, selon eux, de fragiliser davantage l’institution.

Les dénonciateurs regrettent par ailleurs l’absence d’un syndicat fort capable de défendre efficacement les droits et intérêts des travailleurs de l’ARSP.

Dans leur déclaration, ils réclament enfin l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire la lumière sur la gestion de l’établissement, d’établir les responsabilités éventuelles et de restaurer un climat de travail apaisé au sein de l’institution.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *