Ebola en RDC : « Nous ne pouvons pas isoler les malades pendant que les bombes tombent », alerte le DG de l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé alerte sur les conséquences directes du conflit armé dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’est de la République démocratique du Congo. Alors que la maladie continue de progresser dans la province de l’Ituri, l’OMS estime que l’insécurité persistante compromet sérieusement les efforts de riposte sanitaire sur le terrain.
Dans une déclaration faite mercredi 27 mai, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a évoqué une situation sanitaire devenue extrêmement préoccupante dans les zones affectées par les affrontements armés. L’organisation internationale s’inquiète notamment des déplacements massifs de populations, des difficultés d’accès humanitaire et des attaques visant certaines structures médicales.
« Nous ne pouvons pas instaurer la confiance des communautés ni isoler les malades pendant que les bombes tombent », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, appelant les groupes en conflit à accepter immédiatement un cessez-le-feu afin de permettre aux équipes médicales d’accéder aux populations exposées au virus.
Déclarée officiellement le 15 mai 2026, cette 17ᵉ épidémie d’Ebola touche principalement la province de l’Ituri, avec comme épicentre la zone de santé de Mungbwalu, dans le territoire de Djugu. Jusqu’au 25 mai, les autorités sanitaires avaient déjà confirmé 101 cas et 10 décès liés au virus.
L’organisation internationale rappelle également qu’il s’agit d’une souche rare du virus Ebola, dite Bundibugyo, pour laquelle il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Alors que le directeur général de l’OMS prévoit une mission de travail en RDC dans les prochains jours, l’institution appelle à une mobilisation urgente pour éviter une aggravation de la crise sanitaire dans l’est du pays.