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RDC : le MPD et Lamuka plaident pour un dialogue intercongolais afin de sauver le pays de la crise

Le Mouvement des Patriotes pour la Démocratie (MPD), parti membre de la coalition LAMUKA et de la plateforme C64, appelle à l’ouverture urgente d’un dialogue intercongolais pour faire face à la crise sécuritaire et politique qui secoue la République démocratique du Congo, particulièrement dans sa partie orientale.

Dans un communiqué officiel signé le 26 mai par son président national Francis Mulaja Kabamba, le parti affirme avoir pris acte de la récente déclaration du Groupe de Contact International pour la Région des Grands Lacs sur la situation dans l’Est du pays. Le MPD estime que la communauté internationale reconnaît désormais l’échec des réponses exclusivement militaires face à la crise congolaise.

« Il n’existe aucune solution militaire durable à la crise congolaise », soutient le communiqué, qui évoque également « des années de guerre, d’états de siège inefficaces, de promesses sans résultats du régime Tshisekedi ».

Le parti de l’opposition accuse par ailleurs le pouvoir en place d’avoir aggravé la situation sécuritaire à travers « les calculs politiques » et « la recherche coûte que coûte du 3ème mandat ». Selon le MPD, plusieurs territoires échappent encore au contrôle de l’État pendant que des milliers de familles continuent de vivre dans les camps de déplacés.

Le communiqué insiste sur la nécessité d’un « véritable dialogue inter congolais sincère, inclusif et patriotique » sous garanties nationales, africaines et internationales. Le MPD estime que cette démarche devrait permettre notamment de restaurer l’autorité de l’État, renforcer la cohésion nationale, réformer la CENI et la justice, ainsi que définir une stratégie commune pour la paix dans la région des Grands Lacs.

« Refuser le dialogue aujourd’hui, c’est prolonger la souffrance de notre peuple », avertit encore le parti, tout en précisant qu’un éventuel dialogue ne devrait ni servir de partage du pouvoir entre élites ni devenir « une prime accordée aux armes ».

Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour du débat sur la réforme constitutionnelle et l’éventualité d’un troisième mandat du président Félix Tshisekedi, sujet qui cristallise depuis plusieurs semaines les oppositions entre le pouvoir et plusieurs plateformes politiques de l’opposition congolaise.

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