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Sit-in de l’opposition : Michel Mwika appelle à la fin de la répression, Human Rights Watch exige une enquête

Le président du Parti national pour l’émergence du Congo (PNEC) et coordonnateur du Cadre de concertation des forces politiques et sociales, Michel Mwika, a condamné les violences survenues lors du sit-in de l’opposition organisé le 12 juin à Kinshasa. Dans une déclaration rendue publique samedi, il a appelé le pouvoir à abandonner tout projet de modification de la Constitution et à respecter les libertés démocratiques.

L’acteur politique a dénoncé ce qu’il considère comme une répression contre des citoyens venus exprimer leur opposition à la loi référendaire. Il a également exigé la libération des militants interpellés lors de cette manifestation ainsi que la prise en charge des blessés.

« Le régime en place doit renoncer à son funeste projet de changement de la Constitution et cesser de réprimer les Congolais qui réclament la démocratie et l’alternance », a déclaré Michel Mwika.

Ces accusations rejoignent les préoccupations exprimées par Human Rights Watch. Dans une réaction publiée après les incidents, Ida Sawyer, directrice de la division Crises, Conflits et Armements de l’organisation, a affirmé que plusieurs responsables de l’opposition, dont Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga, ont été blessés lors des affrontements entre manifestants, forces de sécurité et militants pro-pouvoir.

L’organisation internationale a également mis en garde contre les atteintes aux libertés fondamentales. « Les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique doivent être respectés », a insisté Ida Sawyer, qui appelle les autorités congolaises à mener une enquête indépendante sur les violences enregistrées dans la capitale. Human Rights Watch estime que ces événements figurent parmi les incidents les plus graves visant l’opposition depuis l’ouverture du débat sur la révision constitutionnelle.

Michel Mwika a, de son côté, invité la communauté internationale à sortir de ce qu’il qualifie de « complaisance » face à la situation politique en RDC. Le dirigeant du PNEC considère que la défense de la Constitution et de l’alternance démocratique constitue un enjeu majeur pour la stabilité du pays. Les événements du 12 juin continuent ainsi d’alimenter une vive controverse entre le gouvernement, qui conteste les accusations de répression, et l’opposition soutenue par plusieurs organisations de défense des droits humains.

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