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Kinshasa : plus de 1 200 ex-combattants Mobondo déposent les armes, le gouvernement accélère la pacification

Le gouvernement congolais a franchi une nouvelle étape dans le processus de pacification de l’ouest du pays avec le désarmement de 1 247 ex-combattants Mobondo. Les autorités ont présenté, samedi au camp militaire Kokolo à Kinshasa, un important arsenal récupéré au cours des opérations menées ces dernières semaines dans plusieurs provinces touchées par l’insécurité.

Les services de sécurité ont remis aux autorités militaires 237 armes à feu saisies auprès des anciens combattants. Le lot comprend notamment 189 fusils d’assaut AK-47, 28 mitrailleuses PKM, 12 pistolets-mitrailleurs et 8 lance-roquettes RPG-7. Plus de 4 200 munitions et plusieurs dizaines de chargeurs figurent également parmi les équipements récupérés.

Les opérations de désarmement ont été conduites entre le 10 mai et le 18 juin dans les territoires de Kwamouth, Bandundu-ville, Kasangulu ainsi que dans la partie orientale de Kinshasa. Les Forces armées de la RDC et la Police nationale congolaise ont coordonné ces interventions dans le cadre de la stratégie gouvernementale de restauration de l’autorité de l’État.

Le ministre délégué chargé des Anciens Combattants, Éliezer Ntambwe, a précisé que les ex-combattants ayant accepté de déposer les armes ont été identifiés et enregistrés par les services compétents. Selon les chiffres communiqués, 892 ex-combattants proviennent du Grand Bandundu, 219 du Kongo-Central et 136 de Kinshasa.

De son côté, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a indiqué que les armes récupérées feront l’objet d’une expertise avant leur destruction ou leur réaffectation conformément à la réglementation en vigueur. Il a également annoncé l’ouverture de six centres de transit destinés à accueillir les anciens combattants avant leur réinsertion sociale et économique.

Cette opération constitue l’une des plus importantes initiatives de désarmement enregistrées ces derniers mois dans l’ouest de la RDC. Les autorités assurent que les patrouilles mixtes resteront déployées dans les zones encore sensibles, notamment dans le Kwilu, tandis qu’une évaluation globale des résultats de la mission est attendue à la mi-juillet afin de mesurer son impact sur le retour de la sécurité et de la stabilité.

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