À Kinshasa, Ndayishimiye réitère l’engagement du Burundi pour la stabilité de l’Est de la RDC

Le président burundais Évariste Ndayishimiye a profité de sa visite d’État en République démocratique du Congo pour réaffirmer l’engagement de son pays en faveur du retour de la paix dans l’Est congolais. Au terme de ses entretiens avec Félix Tshisekedi, le chef de l’État burundais a insisté sur l’importance d’une action concertée pour mettre fin à l’insécurité qui affecte la région.
Lors d’un point de presse conjoint organisé à la Cité de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye a indiqué que la situation sécuritaire dans les provinces orientales de la RDC avait figuré parmi les principaux dossiers examinés avec son homologue congolais. Les deux dirigeants ont passé en revue les défis auxquels reste confrontée la région des Grands Lacs.
Le président en exercice de l’Union africaine a réaffirmé son soutien aux initiatives diplomatiques destinées à favoriser une désescalade du conflit. « Nous avons procédé à une évaluation approfondie de la situation sécuritaire dans cette partie du pays et j’ai exprimé mon soutien aux efforts diplomatiques régionaux et internationaux visant à instaurer une paix durable et à garantir la stabilité dans la région des Grands Lacs », a déclaré Évariste Ndayishimiye.
Le dirigeant burundais a également souligné que la paix durable ne pouvait être obtenue sans s’attaquer aux causes profondes des crises qui alimentent les violences. Il a plaidé pour une approche combinant sécurité, dialogue politique et développement économique au bénéfice des populations affectées par les conflits.
Cette visite intervient dans un contexte où plusieurs processus de médiation tentent de rapprocher les différentes parties impliquées dans la crise de l’Est de la RDC. Malgré ces efforts, les populations continuent de subir les conséquences des affrontements et de l’instabilité. Les déclarations de Kinshasa témoignent ainsi de la volonté des dirigeants de la région de maintenir la pression diplomatique afin de créer les conditions d’un retour progressif à la paix.