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Constitution : l’Union sacrée accuse la CENCO d’ingérence dans le débat politique

L’Union sacrée de la Nation a rejeté mardi les appels de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) contre une éventuelle révision de la Constitution. Dans une déclaration officielle, la plateforme présidentielle a défendu le droit du peuple congolais à se prononcer sur les réformes institutionnelles par la voie démocratique.

La coalition au pouvoir estime que le débat constitutionnel doit être tranché par les citoyens et les institutions compétentes. Elle considère que les prises de position de la CENCO sur cette question sortent du cadre religieux et s’apparentent à une intervention directe dans l’arène politique.

L’Union sacrée a particulièrement dénoncé la déclaration publiée le 20 juin par les évêques catholiques, qui mettaient en garde contre les risques liés à une modification de la Constitution. La majorité présidentielle a qualifié cette démarche d’« acte de subversion » et a rejeté les critiques formulées contre le projet de référendum.

La plateforme soutenant le président Félix Tshisekedi a également rappelé le caractère laïc de l’État congolais. Elle affirme qu’aucune organisation religieuse ne peut se substituer aux mécanismes démocratiques prévus par la Constitution pour décider de l’avenir des institutions du pays.

En réaffirmant son soutien au référendum et au chef de l’État, l’Union sacrée confirme sa volonté de poursuivre le débat sur la réforme constitutionnelle malgré les contestations. Cette nouvelle confrontation entre la majorité présidentielle et la CENCO révèle l’importance grandissante de la question constitutionnelle, devenue l’un des principaux sujets de discorde sur la scène politique congolaise.

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