États-Unis : Washington lance une campagne pour pousser les pays à quitter la Cour pénale internationale

Les États-Unis ont lancé une nouvelle offensive diplomatique contre la Cour pénale internationale (CPI). Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a annoncé, lundi 13 juillet, une campagne gouvernementale visant à limiter l’influence de la juridiction basée à La Haye, que Washington accuse de porter atteinte à sa souveraineté.
Selon le département d’État, cette stratégie mobilisera plusieurs institutions américaines. Elle prévoit notamment des démarches diplomatiques auprès des États parties au Statut de Rome afin de les encourager à se retirer de la CPI. L’administration américaine entend également accroître la pression sur les pays qui continueraient de reconnaître l’autorité de la Cour tout en bénéficiant d’une assistance des États-Unis.
Le plan annoncé comprend aussi un durcissement des mesures contre les responsables de la CPI et les organisations qui collaborent avec elle. Washington envisage notamment de révoquer des visas et de renforcer les sanctions visant le personnel de la Cour, dans le but de freiner ses activités.
Les autorités américaines justifient cette initiative par les enquêtes ouvertes par la CPI sur des militaires et des agents de renseignement des États-Unis. N’étant pas partie au Statut de Rome, traité fondateur de la Cour, Washington estime que cette juridiction ne dispose d’aucune compétence pour engager des poursuites contre ses ressortissants et considère ces investigations comme juridiquement infondées.
Créée en 2002, la Cour pénale internationale est chargée de poursuivre les auteurs présumés de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et du crime d’agression lorsque les juridictions nationales ne peuvent ou ne veulent pas agir. Depuis plusieurs années, ses relations avec les États-Unis restent marquées par de profondes divergences sur l’étendue de ses compétences et son autorité à l’égard des États non membres.