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Droits humains en RDC : le BCNUDH recense 156 exécutions de civils en avril et accuse l’AFC/M23

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a recensé 382 violations et atteintes aux droits humains en République démocratique du Congo au cours du mois d’avril 2026. Dans son dernier rapport, l’agence onusienne attribue la majorité de ces abus aux groupes armés, en particulier à l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23), tout en relevant également des violations imputées aux forces de sécurité congolaises.

Selon le document, 156 civils ont été victimes d’exécutions sommaires durant cette période. Le BCNUDH précise que les groupes armés sont responsables de 79,3 % des violations documentées, l’AFC/M23 figurant parmi les principaux auteurs présumés. Les Forces armées de la RDC (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC) sont également mises en cause à travers 109 violations recensées par les Nations unies.

L’Est du pays demeure la région la plus touchée, avec 87,4 % des violations enregistrées. Les affrontements opposant les FARDC, appuyées par les Wazalendo, à l’AFC/M23, soutenu selon les Nations unies par l’armée rwandaise, continuent d’exposer les populations civiles à de graves exactions. Le rapport fait également état de 37 cas de violences sexuelles liées au conflit, ayant fait 52 victimes, essentiellement des femmes et des filles, dont près de 60 % au Nord-Kivu.

Le BCNUDH s’inquiète aussi des atteintes aux libertés fondamentales. Douze violations de l’espace civique ont été documentées, affectant notamment des journalistes et des défenseurs des droits humains. En dehors des provinces en conflit, l’agence onusienne a enregistré 48 violations, principalement liées à des arrestations arbitraires et à des détentions illégales.

Malgré ce constat préoccupant, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme relève des avancées dans la lutte contre l’impunité. Il indique que 66 poursuites ont été engagées devant les juridictions militaires contre des militaires des FARDC, des policiers et des civils impliqués dans des violations des droits humains. L’institution appelle néanmoins les autorités congolaises à renforcer la protection des populations civiles et à poursuivre les efforts visant à traduire en justice les auteurs présumés de ces exactions, alors que la situation sécuritaire reste particulièrement instable dans l’est de la RDC.

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